Cette semaine, j'ai tenté de poursuivre mes recherches sur la rue-corridor. Hélas, le livre "Précision sur un état présent de l'architecture et de l'urbanisme" par le Corbusier ne se trouve ni dans la réserve de la bibliothèque ARCH, ni dans la bibliothèque des sciences humaines comme le moteur de recherche Libellule l'avait indiqué.
Je poursuis donc les recherches sur internet afin de trouver des ouvrages éclairants à ce sujet. Sur Google, je décide de taper "rue corridor" entre guillemets (alors qu'avant je l'avais fait sans) comme M. Vanderburgh nous l'avais suggéré. Certaines pages contiennent des informations intéressantes. De fil en aiguille, en m'intéressant plus particulièrement aux contenus bibliographiques, je trouve des extraits très pertinents dans un livre nommé "Lessons for students in architecture" de Herman Hertzberger. Google Books permet de parcourir le chapitre 12 "Public accessibility of private space" en entier. Voici le lien qui mène à ce chapitre : http://books.google.be/books?id=iw5Jczr3zkwC&lpg=PA77&ots=taJmXXuBmy&dq=%22rue%20corridor%22&hl=en&pg=PA74#v=onepage&q=%22rue%20corridor%22&f=false
L'auteur y parle de la manière de rendre possible l'accès à de grands bâtiments, ilôts, ou espaces "privés". Ces accès créent ainsi l'extension de l'espace publique, et entre dès lors dans un enjeu urbain. Il explore pour ce faire le thème du passage, qui se décline en formes de corridors particulières. Les deux articles suivants ("Les galeries commerçantes" et "La rue-corridor vs l'espace libre") font référence à la lecture de ce chapitre.
Les galeries commerçantes
La rue-corridor vs. l'espace libre
Gi
Affichage des articles dont le libellé est Recherches diverses corridors. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Recherches diverses corridors. Afficher tous les articles
vendredi 11 décembre 2009
Le couloir central de distribution
Voici un petit résumé du texte : Le couloir central dans la distribution : son apparition et son développement au 18e siècle, par Vincent DROGUET, Bulletin Monumental, 150-IV, 2002.
Comme le titre nous le dit si bien, l'auteur tente dans ce texte, d'expliquer l'apparition et le développement du couloir central dans la distribution au 18e siècle. Il explique qu'avan le 18e, le couloir central était relativement peu populaire car il était principalement considéré comme un lieu de nuisance pour le reste des pièces. En effet, le service des dommestiques ne peut s'y faire sans troubler le repos de ceux qui habittent les appartements auxquels ils donnent entrée.
Néanmoins, ces corridors ont fini par s'imposer très largement au 18é et devenir la norme. Il faut accorder à ce type de corridors certains avantages. Ils donnent par exemple la facilité de faire beaucoup de petits appartements de Maitres à chacuns desquels on peut faire des dégagements.
Un autre type de plan totalement opposé au couloir central consistait à avoir un simple coridor central. Mais cela avait pour désaventage de démultiplier les escaliers.
Certains ont donc quand même proposés de remplacer ce couloir central par une multitude de petits escaliers, afin réduire le problemem de nuisances (Mais ca ne permet pas autant d'appartements et pose un robleme pour les pièces +/- communes)

Plus tard, le corridor sera parfois agencés de manière à avoir un statut de gallerie, pouvant ainsi servir d'espace de "promenade".

Toute fois, le couloir central reste peu utilisé au rez-de-chaussée. Car il a pour conséquence de diviser la profondeur du bâtiment en deux parties.
Grâce à ce texte, on peut donc mettre en évidence différents avantages et inconvénients qui sont possibles suite a la mise en place d'un couloir central de distribution :
Espace de circulation pour déservir les différentes pièces (relativement bruyant)
Permet d'agencer facilement un plus grand nombre d'appartements
Ne peut être éclaire que par le plafond et les extrémités
Évite la démultiplication des circulations verticales
Peut servir à la promenade
Le Texte :
vendredi 4 décembre 2009
Rocha, Aires Mateus
Dans le thème du retrait de matière:
Projet pour la nouvelle bibliothèque et les archives municipales de Lisbonne.
Les retraits permettent de créer des longs espaces traversants qui forment des corridors et crée également des grandes fenêtres qui bordent ces espaces.
Projet pour la nouvelle bibliothèque et les archives municipales de Lisbonne.
Les retraits permettent de créer des longs espaces traversants qui forment des corridors et crée également des grandes fenêtres qui bordent ces espaces.
Tania
mercredi 25 novembre 2009
"Il faut tuer la rue-corridor" suite
J'avais déjà effectué des recherches rapides sur le terme de "rue corridor" (ou "corridor street" en anglais) en utilisant Google. Les résultats n'étant pas très fructueux, je n'ai pu trouver aucun document qui parlerait plus précisément de cette "rue-corridor".
Je décide alors aujourd'hui de lancer une recherche sur les bases de données Libellule et Avery dans l'espoir de trouver un livre à ce sujet. En tapant toutes les combinaisons possibles des mots-clés "corridor", "Corbusier", "rue", "street", "tuer" et "kill"; je ne trouve hélas aucun résultat probant.
En revenant sur Google, et en parcourant les résultats avec plus d'attention, je parviens à lire quelques extraits d'ouvrages intéressants sur Google Books. Entre autres, je trouve un dessin du Corbusier issu de l'ouvrage "Précision sur un état présent de l'architecture et de l'urbanisme" (1930); l'illustration se trouve au début de l'article. En consultant Libellule, je découvre que ce livre est disponible à la bibliothèque Arch. J'irai le chercher demain.
L'image de la rue corridor dénoncée par le Corbusier est une rue dont les bâtiments qui la bordent font office de murs, qui masquent la lumière. La rue quant à elle se limite à la fonction de circulation. Pour lui cette matérialisation ne correspond pas à l'urbanisme qu'il imagine. Il faut pour lui briser cette association entre "rue" et "corridor", en offrant plus d'espace et de lumière à la rue. Il parle alors de redents, qui permettrait d'annuler le caractère de "corridor".
Il s'agit bien là une question de matérialisation qui définit le corridor : des façades droites, sans relief créent la "rue-corridor", tandis qu'il n'y a pas lieu de parler de corridor à partir du moment où les façades comment à se creuser, à créer des redents.
Il y a également un autre ouvrage que j'ai trouvé (toujours en découvrant des extraits sur Google Books) : Images of the street: planning, identity, and control in public space par Nicholas & R. Fyfe. Dans ce livre, ils parlent essentiellement de la rue-corridor comme étant une rue obsolète, qui ne peuvent accueillir les trafics rapides et circulation lourde. Des citations du Corbusier et d'autres architectes et urbanistes y sont reprises. Mais je pense que les sujets discutés dans ce livre s'éloigne fortement de notre question; je le garde en tête, mais ce sera probablement une perte de temps de s'y attarder maintenant.
Gi
lundi 9 novembre 2009
Le Corbusier - Il faut tuer la rue corridor
Jean Stillemans a fait allusion au Corbusier qui parle de "rue-corridor". Il s'agit de rues étroites, profitant de peu lumière, bordées de bâtiments hauts.
Dans ce cas-ci, la matérialisation du corridor se fait par le biais de l'architecture : des édifices délimites les bords de la rue-corridor. Une recherche rapide sur internet nous a mené à un paragraphe intéressant issu d'un article sur internet :
"À l’occasion du projet pour le Centrosoyuz, le même principe est appliqué. En 1933, dans le numéro spécial que consacre L’Architecture d’aujourd’hui au travail de Le Corbusier et Pierre Jeanneret, une note discrète accompagne le plan du sixième étage du bâtiment : « Ce bâtiment, comme d’ailleurs le Palais des Nations (1927), institue le principe de la suppression des cours » (1933, p. 108). Le principe de la suppression des cours va de pair avec le rejet de la rue-corridor. Dans l’une de ses conférences de 1929 en Amérique du Sud, Le Corbusier affirme une fois de plus sa conviction : « Il faut tuer la “rue-corridor” » (Le Corbusier, 1930, p. 168). Et il fait l’analogie avec le plan d’une maison. La « ville-corridors » est en effet semblable à ce que serait une maison toute en corridors, c’est-à-dire infernale, malgré quelques belles pièces, « chambres nobles, […] chambres d’apparat, magnifiques […] soupapes sentimentales de la ville : la place des Vosges, Vendôme, etc. » (p. 168). Pour concevoir la ville libérée des corridors et des cours, Le Corbusier recommande d’inverser le point de vue, de « retourner le problème » (p. 168) : « […] empoignant tout ce qui borde les rues, réduisant les cours à zéro, empilant en hauteur le cube des bâtisses, disposant celles-ci en croix, en étoiles ou en Croix de Lorraine ou en tout ce que l’on voudra qui supprime les cours, on peut aller à la lumière, on peut quitter la rue, on peut totaliser les superficies de cours et les répandre en espaces libres à gauche et à droite des rues, autour des immeubles, entre les redents des maisons »"
(Source : http://www.espacestemps.net/document7791.html)
Dans ce cas-ci, la matérialisation du corridor se fait par le biais de l'architecture : des édifices délimites les bords de la rue-corridor. Une recherche rapide sur internet nous a mené à un paragraphe intéressant issu d'un article sur internet :
"À l’occasion du projet pour le Centrosoyuz, le même principe est appliqué. En 1933, dans le numéro spécial que consacre L’Architecture d’aujourd’hui au travail de Le Corbusier et Pierre Jeanneret, une note discrète accompagne le plan du sixième étage du bâtiment : « Ce bâtiment, comme d’ailleurs le Palais des Nations (1927), institue le principe de la suppression des cours » (1933, p. 108). Le principe de la suppression des cours va de pair avec le rejet de la rue-corridor. Dans l’une de ses conférences de 1929 en Amérique du Sud, Le Corbusier affirme une fois de plus sa conviction : « Il faut tuer la “rue-corridor” » (Le Corbusier, 1930, p. 168). Et il fait l’analogie avec le plan d’une maison. La « ville-corridors » est en effet semblable à ce que serait une maison toute en corridors, c’est-à-dire infernale, malgré quelques belles pièces, « chambres nobles, […] chambres d’apparat, magnifiques […] soupapes sentimentales de la ville : la place des Vosges, Vendôme, etc. » (p. 168). Pour concevoir la ville libérée des corridors et des cours, Le Corbusier recommande d’inverser le point de vue, de « retourner le problème » (p. 168) : « […] empoignant tout ce qui borde les rues, réduisant les cours à zéro, empilant en hauteur le cube des bâtisses, disposant celles-ci en croix, en étoiles ou en Croix de Lorraine ou en tout ce que l’on voudra qui supprime les cours, on peut aller à la lumière, on peut quitter la rue, on peut totaliser les superficies de cours et les répandre en espaces libres à gauche et à droite des rues, autour des immeubles, entre les redents des maisons »"
(Source : http://www.espacestemps.net/document7791.html)
mardi 3 novembre 2009
jeudi 1 octobre 2009
Le Grand Canyon Skywalk
Le Grand Canyon Skywalk est une attraction touristique au-dessus du Colorado, au sommet du Grand Canyon, dans l'État de l'Arizona, aux États-Unis. Il consiste en une grande passerelle en forme de fer à cheval au plancher de verre et dominant à l'horizontale au dessus du lit du fleuve à plus de 1 200 mètres, soit une fois et demi la hauteur du plus haut gratte-ciel . Commandée par la tribu indienne des Hualapai sur la réserve de laquelle il se situe, il fut livré le 20 mars 2007 et ouvrit au public le 28 mars 2007.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Canyon_Skywalk
http://fr.wikipedia.org/wiki/Grand_Canyon_Skywalk
Tania
Inscription à :
Commentaires (Atom)

























